Ce quon en dit
« Cest un disque de guitare acoustique, une musique apparente du folklore, sans pourtant en être. Le groupe du Centre culturel La Ste-Famille de Rockland en Ontario a produit ce disque; cest un enregistrement bobinason. Richard Séguin, cest lautre. Un guitariste plein de talent qui peut remplir vos avant-midis de lumière. On peut écouter son disque en étant assuré que sa musique ne deviendra jamais heavy ou agressive. Non !… Éloignez-vous, suppôts de Satan à qui il faut vingt tonnes déquipements électroniques pour faire chanter des poupées de satin !… Ici, cest La Ste-Famille qui nous vient dun pays sain. (…)
Oh ! Il y a des longueurs, des cordes pincées avec violence, mais cest un disque pur, vrai, nu et sans farde. Cest tout dire ! Si on entendait plus de musique comme celle-là, on serait plus porté à communiquer. La fraîcheur qui sen dégage vaut à elle seule les palais dor de toutes les Stradoms du monde. Je souhaite que Richard Séguin ne laisse aucune menotte avide dargent agripper ses mains libres et quil continue à faire la musique quil fait maintenant… en la perfectionnant toujours. Cest une musique qui a le grand avantage de circuler librement, en dehors de toutes les modes et en dehors des pattes de « grosses maisons de disques ». Tout seul, ils ont réussi à se faire entendre. Quon se le dise ! »
Pierre Voyeur
Mainmise
Avril 1976
Richard A. Séguin en spectacle au Théâtre de lÎle, août 1976
« Ce jeune homme ne chante pas. Ce nest pas un chansonnier. Mais il compose pour la guitare de petits bijoux et les interprète avec âme, sensibilité, délicatesse. Le rythme, moins capricieux que surprenant, séduit lauditoire et lentraîne dans un univers musical bien spécial. Nous voici loin des sentiers battus, des accords trop souvent entendus, des compositions qui penchent vers la facilité.
Pourtant, décrire la musique de Richard Séguin nest pas tâche facile. Il y a en elle quelque chose qui coule comme leau des rivières, mais qui, on ne sait trop pourquoi, sarrête brusquement avec un son qui fait songer à une fêlure. Est-ce ainsi quil entend manifester ses états dâme, son intériorité ? Peut-être.
Richard Séguin, il nous la dit hier, a composé une cinquantaine de pièces musicales et, chose incroyable, na jamais étudié la musique. Ses airs, la facture quil leur donne oscille entre le classique, la composition sérieuse et quelque fois, hélas, le style western. Tout cela contribue à donner à Richard Séguin un style fort original, style que je nai jamais entendu ailleurs. Retenez ce nom : vous en entendrez parler encore. »
Murray Maltais
Le Droit
Mardi 17 août 1976 |
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