{"id":2576,"date":"2020-05-05T17:07:50","date_gmt":"2020-05-05T16:07:50","guid":{"rendered":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/?p=2576"},"modified":"2022-03-29T14:55:36","modified_gmt":"2022-03-29T13:55:36","slug":"la-courte-et-triste-vie-de-bix-beiderbecke","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/?p=2576","title":{"rendered":"La courte et triste vie de Bix Beiderbecke"},"content":{"rendered":"<p>Aux \u00c9tats-Unis, les ann\u00e9es 1920 sont connues comme \u00ab\u00a0les ann\u00e9es folles\u00a0\u00bb mais qu&rsquo;est-ce qui affolait les gens \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque? La fin de la premi\u00e8re Grande Guerre? J&rsquo;en doute. Les Am\u00e9ricains n&rsquo;ont particip\u00e9 aux combats que durant la derni\u00e8re ann\u00e9e de la guerre. Les deux choses qui affolaient les Am\u00e9ricains durant les 1920 \u00e9taient l&rsquo;alcool et le jazz.<\/p>\n<p>La prohibition aux \u00c9.U. (de 1920 \u00e0 1933) a interdit la fabrication, le transport, la vente, l&rsquo;importation et l&rsquo;exportation de boissons alcoolis\u00e9es. Ceci a men\u00e9 \u00e0 la contrebande (bootlegging) et les bo\u00eetes de nuit (speakeasies) o\u00f9 le jazz et les danses d\u00e9mentes de l&rsquo;\u00e9poque ont prosp\u00e9r\u00e9. La prohibition a aussi men\u00e9 au crime organis\u00e9 et aux bandits comme Al Capone et Dutch Schultz mais \u00e7a c&rsquo;est une histoire pour un autre jour.<\/p>\n<p>Le jazz est une institution enti\u00e8rement am\u00e9ricaine qui a pris naissance \u00e0 la Nouvelle-Orl\u00e9ans, en Louisiane. Pour la plupart, les artistes du jazz \u00e9taient Afro-am\u00e9ricains, tels \u00ab\u00a0Jelly Roll\u00a0\u00bb Morton (Ferdinand LaMothe), Duke Ellington et Louis Armstrong. La plupart des artistes oeuvraient dans les grands centres urbains de Chicago et New York mais il y avait des exceptions. Une exception toute sa vie, Leon Bismark \u00ab\u00a0Bix\u00a0\u00bb Beiderbecke, n\u00e9 en 1903 \u00e0 Davenport, au Iowa, \u00e9tait le plus jeune de trois enfants d&rsquo;un \u00e9migrant allemand. Beiderbecke p\u00e8re \u00e9tait un riche marchand en charbon et en bois souvent absent de la maison et tr\u00e8s autoritaire quand il y \u00e9tait. Par cons\u00e9quent, Bix n&rsquo;a jamais pu \u00eatre pr\u00e8s de son p\u00e8re et ce manque l&rsquo;a d\u00e9chir\u00e9 toute sa vie.<\/p>\n<p>\u00c0 un tr\u00e8s jeune \u00e2ge, sa m\u00e8re a encourag\u00e9 son int\u00e9r\u00eat pour le piano et Bix a d\u00e9velopp\u00e9 une affinit\u00e9 pour la musique du compositeur fran\u00e7ais Claude Debussy. Quand il avait 7 ans, les journaux de Davenport  parlaient avec enthousiasme de sa remarquable oreille pour la musique, jouant au piano n&rsquo;importe quel air qu&rsquo;il entendait, en d\u00e9pit de son manque de formation. Bix s&rsquo;est dirig\u00e9 vers le jazz en entendant la collection de disques de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 Burnie, surtout les pi\u00e8ces du Original Dixieland Jazz Band, un groupe racialement int\u00e9gr\u00e9 de la Nouvelle Orl\u00e9ans qui a lanc\u00e9 le premier enregistrement de jazz en 1917, \u00ab\u00a0Livery Stable Blues.\u00a0\u00bb Cette pi\u00e8ce g\u00e9niale, o\u00f9 les instruments imitent  les sons d&rsquo;animaux de basse-cour, a connu un \u00e9norme succ\u00e8s national \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Bix \u00e9coutait aussi le jazz qu&rsquo;on entendait des bateaux de rivi\u00e8re qui descendaient la rivi\u00e8re Mississippi jusqu&rsquo;\u00e0 Davenport. <\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9cole, les choses allaient moins bien. Bix avait une aversion pour l&rsquo;enseignement sous toutes ses formes. On connaissait peu des troubles d&rsquo;apprentissage \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et son manque de succ\u00e8s scolaire \u00e9tait vu comme une d\u00e9ficience. Les choses ont empir\u00e9 en 1912 quand Bix, atteint de la scarlatine, a d\u00fb r\u00e9p\u00e9ter une ann\u00e9e. De plus en plus, l&rsquo;enfant se sentait ali\u00e9n\u00e9. <\/p>\n<p>Au secondaire, Bix jouait avec plusieurs orchestres sur un vieux cornet poqu\u00e9, un don d&rsquo;une voisine. En plus de sa passion pour le jazz, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;\u00e8re de la prohibition et Bix a commenc\u00e9 \u00e0 boire mais il ne pouvait pas mod\u00e9rer sa consommation. Ses absences s&rsquo;accumulaient et ses notes plongeaient. Tous les hommes abusent de l&rsquo;alcool pour la m\u00eame raison \u2013 ils sont pris dans une situation intol\u00e9rable et ils veulent \u00e0 tout prix \u00eatre ailleurs. L&rsquo;alcool est facile \u00e0 obtenir, peu dispendieux et tr\u00e8s efficace \u00e0 emporter les gens ailleurs. <\/p>\n<p>Bix fut justement pris dans une situation intol\u00e9rable en 1921 quand deux hommes l&rsquo;ont vu amener une fillette de cinq ans dans un garage. De toute \u00e9vidence, aucun m\u00e9fait ne s&rsquo;est produit mais Bix fut arr\u00eat\u00e9 par la police et des accusations furent d\u00e9pos\u00e9es. Les deux familles impliqu\u00e9es et la police ont d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;effacer tous les registres de l&rsquo;incident mais le p\u00e8re de Bix \u00e9tait furieux, comme il l&rsquo;\u00e9tait souvent, et a exp\u00e9di\u00e9 son fils \u00e0 Lake Forest, une acad\u00e9mie militaire pr\u00e8s de Chicago. C&rsquo;\u00e9tais comme donner un briquet \u00e0 un pyromane. Bix s&rsquo;est vite dirig\u00e9 vers les clubs de Chicago, avec le jazz, la boisson et les gangsters. Il fumait constamment, victime d&rsquo;une angoisse continue. <\/p>\n<p>\u00c0 Chicago, accompagn\u00e9 de son bon ami le compositeur Hoagy Carmichael, auteur des chefs-d&rsquo;oeuvre \u00ab\u00a0Stardust\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Georgia On My Mind\u00a0\u00bb, entre autres, Bix a finalement entendu une de ses idoles jouer dans l&rsquo;orchestre de King Oliver &#8211; Louis Armstrong, qui deviendrait un des plus grands artistes du 20e si\u00e8cle. Durant une excursion \u00e0 New York, Bix a aussi rencontr\u00e9 Nick LaRocca, le joueur de cornet du Original Dixieland Jazz Band dont les enregistrements avaient inspir\u00e9 Bix \u00e0 jouer le cornet. Bix a lui m\u00eame jou\u00e9 dans plusieurs orchestres durant son s\u00e9jour \u00e0 Lake Forest mais la seule classe qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9chouait pas \u00e9tait la musique et, m\u00eame l\u00e0, il n&rsquo;\u00e9tait pas int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 apprendre les formalit\u00e9s de cette discipline, il voulait tout simplement jouer. Bix a cess\u00e9 d&rsquo;assister aux classes et il fut expuls\u00e9 de Lake Forest en 1922.<\/p>\n<p>Bix s&rsquo;est ensuite joint \u00e0 un orchestre qui jouait au Stockton Club, dans la r\u00e9gion de Cincinnati. L&rsquo;orchestre \u00e9tait reconnu pour sa version de \u00ab\u00a0Wolverine Blues\u00a0\u00bb, une composition de Jelly Roll Morton, et fut connu comme le Wolverine Orchestra, le premier orchestre form\u00e9 enti\u00e8rement de musiciens blancs qui ne venaient pas de la Nouvelle-Orl\u00e9ans. \u00c0 la veille du jour de l&rsquo;an 1923, deux gangs se sont crois\u00e9s dans une querelle sanglante au Stockton Club. La police s&rsquo;en est m\u00eal\u00e9 et le Stockton Club a du fermer ses portes. Sans travail, Bix a jou\u00e9 avec des orchestres dirig\u00e9s par Jean Goldkette, Frankie Trumbaur et Paul Whiteman. Ses meilleurs enregistrements datent de cette \u00e9poque.<\/p>\n<p>Les enregistrements originaux de Bix Beiderbecke sont un tr\u00e9sor, une partie pr\u00e9cieuse de ma collection, un puits o\u00f9 l&rsquo;eau fra\u00eeche peur \u00eatre revisit\u00e9e ind\u00e9finiment. Pour commencer par une de ses propres compositions, voici \u00ab\u00a0Davenport Blues\u00a0\u00bb, d\u00e9di\u00e9e, bien s\u00fbr, \u00e0 sa ville natale et enregistr\u00e9e en 1924 sous le nom de Bix And His Rhythm Jugglers. Le processus acoustique d&rsquo;enregistrement \u00e9tait encore utilis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, o\u00f9 un \u00e9norme cornet amplifiait le son de l&rsquo;orchestre pour faire vibrer l&rsquo;aiguille qui gravait un disque de cire. Cette m\u00e9thode fut remplac\u00e9e en 1925 par encore une autre nouvelle invention, le microphone. Les m\u00e9lodies joyeuses de la pi\u00e8ce ne laissent pas deviner le tracas int\u00e9rieur du compositeur. <\/p>\n<p>Davenport Blues, Bix And His Rhythm Jugglers, 1924<br \/>\n<!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-2576-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16-Davenport-Blues-Beiderbecke1924.mp3?_=1\" \/><a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16-Davenport-Blues-Beiderbecke1924.mp3\">http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/16-Davenport-Blues-Beiderbecke1924.mp3<\/a><\/audio><\/p>\n<p>La performance de Bix sur \u00ab\u00a0Singin&rsquo; The Blues\u00a0\u00bb, une composition de J. Russell Robinson, Con Conrad, Sam M. Lewis et Joe Young enregistr\u00e9 en 1927 sous le nom de Frankie Trumbauer And His Orchestra, est certainement une de ses plus c\u00e9l\u00e8bres. Son ton et son imagination sont en pleine floraison. La partie de guitare est jou\u00e9e par le grand Eddie Lang, le p\u00e8re de la guitare jazz. En 1977, cet enregistrement fut intronis\u00e9 au panth\u00e9on du Grammy.<\/p>\n<p>Singin&rsquo; The Blues, Frankie Trumbauer And His Orchestra, 1927<br \/>\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-2576-2\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/02-Singin-The-Blues-Robinson-Conrad-1927.mp3?_=2\" \/><a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/02-Singin-The-Blues-Robinson-Conrad-1927.mp3\">http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/02-Singin-The-Blues-Robinson-Conrad-1927.mp3<\/a><\/audio><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0In A Mist\u00a0\u00bb, une autre composition de Bix, est la seule pi\u00e8ce lanc\u00e9e sous son propre nom et le seul solo de piano qu&rsquo;il a enregistr\u00e9, en 1927. C&rsquo;est une pi\u00e8ce unique dans tout le jazz de cette \u00e9poque. En effet, on doit attendre l&rsquo;arriv\u00e9e de Thelonious Monk, 20 ans plus tard, avant d&rsquo;entendre \u00e0 nouveau ces accords dissonants et ces structures chromatiques.<\/p>\n<p>In A Mist, Bix Beiderbecke, 1927<br \/>\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-2576-3\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/05-In-A-Mist-Beiderbecke-Bix-Beiderbecke-Piano-Solo-1927.mp3?_=3\" \/><a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/05-In-A-Mist-Beiderbecke-Bix-Beiderbecke-Piano-Solo-1927.mp3\">http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/05-In-A-Mist-Beiderbecke-Bix-Beiderbecke-Piano-Solo-1927.mp3<\/a><\/audio><\/p>\n<p>Le style de Bix, concis mais charg\u00e9 d&rsquo;\u00e9motions, a fait de lui une c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, connue davantage en Europe qu&rsquo;aux \u00c9tats-Unis. Eddie Condon, un guitariste qui a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans le d\u00e9veloppement du jazz \u00e0 New York, a dit que le cornet de Bix \u00ab\u00a0sonnait comme une fille qui dit oui.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>L&rsquo;horaire charg\u00e9 de Paul Whiteman, en concerts et en enregistrements, a exacerb\u00e9 l&rsquo;alcoolisme de Bix. En 1928, durant une tourn\u00e9e \u00e0 Cleveland, il a \u00e9prouv\u00e9 une s\u00e9rieuse d\u00e9pression nerveuse. Il a d\u00fb retourner \u00e0 Davenport pour r\u00e9cup\u00e9rer. Un examen complet \u00e0 l&rsquo;Institut Keely \u00e0 Dwight, en Illinois, a confirm\u00e9 les effets n\u00e9fastes de son alcoolisme. Son foie \u00e9tait gonfl\u00e9 et une inflammation des nerfs compliquait sa condition.<\/p>\n<p>1929 est vite venu et tous les musiciens se sont trouv\u00e9s sans travail suite \u00e0 la Grande D\u00e9pression. Malheureusement, Bix ne vivait que pour la musique et il perdait donc sa seule raison de vivre. Sur son dernier enregistrement \u00e0 New York en 1930, Bix a jou\u00e9 avec son ami Hoagy Carmichael, qui chantait pour la premi\u00e8re fois sa nouvelle composition, \u00ab\u00a0Georgia On My Mind.\u00a0\u00bb En 2014, cet enregistrement fut intronis\u00e9 au panth\u00e9on du Grammy.<\/p>\n<p>Bix s&rsquo;est retrouv\u00e9 a New York et a lou\u00e9 un petit appartement dans le quartier Queens. Il a ferm\u00e9 la porte et il a commenc\u00e9 \u00e0 boire sans cesse. Dans la soir\u00e9e du 6 ao\u00fbt 1931, des cris hyst\u00e9riques \u00e9manaient de l&rsquo;appartement de Bix et son agent de location a entr\u00e9 chez lui pour constater ses tremblements incontr\u00f4lables. Il criait que deux Mexicains avec de longs couteaux se cachaient sous son lit. Pour le calmer, l&rsquo;agent de location a regard\u00e9 sous le lit et se levait pour assurer Bix qu&rsquo;il en \u00e9tait rien quand Bix a tr\u00e9buch\u00e9 et lui est tomb\u00e9 dans les bras. Un docteur d&rsquo;un appartement avoisinant fut appel\u00e9 mais Bix \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 mort. Il avait 28 ans. Sa m\u00e8re et son fr\u00e8re ont pris le train pour New York et ont fait les arrangements pour le retour du corps \u00e0 sa ville natale, o\u00f9 il repose au cimeti\u00e8re Oakdale. <\/p>\n<p>On en sait peu sur les amours de Bix. Les musiciens alcooliques sans contr\u00f4le n&rsquo;\u00e9taient pas recherch\u00e9s par les jeunes femmes qui voulaient une liaison stable. Le roman de 1938 \u00ab\u00a0Young Man With A Horn\u00a0\u00bb, de Dorothy Baker, est vaguement bas\u00e9 sur la vie de Bix. Le roman est aussi la base du film de 1950 du m\u00eame nom, dirig\u00e9 par Michael Curtiz et mettant en vedette Kirk Douglas, Lauren Bacall et Doris Day. Une plan\u00e8te mineure, l&rsquo;ast\u00e9ro\u00efde 23457, est nomm\u00e9e Beiderbecke, en son honneur.<\/p>\n<p>La maison Beiderbecke est maintenant un g\u00eete pour touristes. Durant les r\u00e9novations, on a trouv\u00e9 au grenier un tas de disques 78 tours, tous adress\u00e9s \u00e0 Beiderbecke p\u00e8re de son fils Bix, qui a cherch\u00e9 toute sa vie pour l&rsquo;approbation de son p\u00e8re. Les disques, quelques 200 titres, \u00e9taient encore dans leurs cartons. Personne ne les avait ouverts. Personne ne les avait \u00e9cout\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux \u00c9tats-Unis, les ann\u00e9es 1920 sont connues comme \u00ab\u00a0les ann\u00e9es folles\u00a0\u00bb mais qu&rsquo;est-ce qui affolait les gens \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque? La fin de la premi\u00e8re Grande Guerre? J&rsquo;en doute. Les Am\u00e9ricains n&rsquo;ont particip\u00e9 aux combats que durant la derni\u00e8re ann\u00e9e de la guerre. 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