{"id":2604,"date":"2020-06-04T13:40:37","date_gmt":"2020-06-04T12:40:37","guid":{"rendered":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/?p=2604"},"modified":"2022-03-29T14:50:37","modified_gmt":"2022-03-29T13:50:37","slug":"maggies-farm-de-bob-dylan","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/?p=2604","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Maggie&rsquo;s Farm\u00a0\u00bb de Bob Dylan"},"content":{"rendered":"<p>En 1965, Dylan a entam\u00e9 sa performance monumentale et controvers\u00e9e au festival Folk de Newport avec \u00ab\u00a0Maggie&rsquo;s Farm\u00a0\u00bb, une pi\u00e8ce tir\u00e9e de son r\u00e9cent album, \u00ab\u00a0Bringing It All Back Home.\u00a0\u00bb C&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il se pr\u00e9sentait sur sc\u00e8ne avec un orchestre \u00e9lectrique, bien au d\u00e9lire de la foule. Pour en savoir plus sur cette \u00e9poque et les changements profonds qui se manifestaient chez Dylan, cliquez <a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/?p=2547\">ici<\/a>.<\/p>\n<p>De gauche \u00e0 droite sur la photo, Mike Bloomfield, Sam Lay et Jerome Arnold provenaient tous du Paul Butterfield Blues Band. Al Kooper, \u00e0 droite de Dylan, avait remplac\u00e9 Barry Goldberg \u00e0 l&rsquo;orgue durant l&rsquo;enregistrement studio de \u00ab\u00a0Like a Rolling Stone.\u00a0\u00bb J&rsquo;\u00e9tais le plus gros fan de cette nouvelle musique \u00e9lectrique de Dylan et \u00ab Maggie&rsquo;s Farm&nbsp;\u00bb \u00e9tait, et est encore, \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e de mes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Par contre, en 1965, je ne savais pas que \u00ab Maggie&rsquo;s Farm \u00bb allait s&rsquo;accaparer une place sp\u00e9ciale dans ma vie.<\/p>\n<p>Vers la fin de mon adolescence, j&rsquo;avais d\u00e9cid\u00e9 que je voulais \u00eatre un homme instruit. J&rsquo;avais deux amis, Andr\u00e9 \u00ab Red \u00bb Henri et Jean-Pierre B\u00e9land, qui \u00e9taient instruits et ils parlaient tous deux comme un oiseau chante&nbsp;\u2013&nbsp;vocabulaire \u00e9tendu, le verbe facile, j&rsquo;aurais pu les \u00e9couter parler toute la journ\u00e9e. Alors, le secondaire fini j&rsquo;ai vis\u00e9 l&rsquo;universit\u00e9, question de m&rsquo;instruire. Mais il y avait des probl\u00e8mes. L&rsquo;universit\u00e9 \u00e9tait \u00e0 Ottawa et moi, \u00e0 Rockland. Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;auto, pas d&rsquo;argent et mes parents ne pouvaient pas se permettre de payer pour mes \u00e9tudes. Dans ma t\u00eate, ma vie enti\u00e8re d\u00e9pendait d&rsquo;une \u00e9ducation r\u00e9ussie alors j&rsquo;ai emprunt\u00e9 de l&rsquo;argent de la banque et j&rsquo;ai pris l&rsquo;autobus pour Ottawa \u00e0 chaque matin, revenant chez-nous \u00e0 chaque soir.<\/p>\n<p>Une de mes nouvelles classes finissait \u00e0 11 h du soir et il n&rsquo;y avait pas de service d&rsquo;autobus \u00e0 cette heure. J&rsquo;ai tent\u00e9 de changer l&rsquo;heure de ce cours mais c&rsquo;\u00e9tait 1968-69 et les \u00e9tudiants se prenaient tous pour des \u00ab hippies \u00bb ultra-cool &#8211; ils avaient occup\u00e9 la b\u00e2tisse de l&rsquo;administration et manifestaient contre la guerre, contre les lois, contre tout sauf le pot. L&rsquo;administration de l&rsquo;universit\u00e9 communiquait avec les \u00e9tudiants en agrafant des m\u00e9mos aux poteux de t\u00e9l\u00e9phone pour nous aviser o\u00f9 on pouvait les rejoindre de jour en jour. Le probl\u00e8me \u00e9tait que ce n&rsquo;\u00e9tait pas dans mes habitudes de lire les affiches publiques. J&rsquo;ai perdu le sentier de mes classes, d\u00e9j\u00e0 mal dessin\u00e9.<\/p>\n<p>Dans ces classes, les professeurs \u00e9taient d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9s et le curriculum \u00e9tait une course pour eux \u2013 ils voulaient tous finir le plus vite possible. Si je demandais une question, on me r\u00e9pondait poliment que la question \u00e9tait int\u00e9ressante mais que nous n&rsquo;avions pas le temps de se pencher l\u00e0 dessus. Compl\u00e8tement d\u00e9sabus\u00e9, j&rsquo;ai parl\u00e9 \u00e0 Jean-Pierre dans la caf\u00e9t\u00e9ria \u2013 Jean-Pierre finissait sa derni\u00e8re ann\u00e9e et moi je commen\u00e7ais ma premi\u00e8re. Pas pour la derni\u00e8re fois, mon ami m&rsquo;a donn\u00e9 son support et m&rsquo;a fait comprendre que je pouvais m&rsquo;instruire de moi-m\u00eame (on lisait des livres \u00e0 cette \u00e9poque) et peut-\u00eatre m\u00eame davantage que par les m\u00e9thodes organis\u00e9es par la province. J&rsquo;ai quitt\u00e9 l&rsquo;universit\u00e9 en f\u00e9vrier 1969, une faillite compl\u00e8te, \u00e0 mes propres yeux.<\/p>\n<p>Je m&rsquo;en voudrais de ne pas mentionner qu&rsquo;Alrick et Roch, mes acolytes musicaux, ont tous deux r\u00e9ussis leurs \u00e9tudes universitaires. Alrick est all\u00e9 au coll\u00e8ge Eastern Washington State, retournant chez lui \u00e0 Cranbrook en Colombie-Britannique pour travailler en construction durant les \u00e9t\u00e9s. Comme moi, il s&rsquo;ennuiyait, ne se sentait pas pr\u00eat et a quitt\u00e9 apr\u00e8s son premier semestre. Mal adapt\u00e9 aux emplois dans les secteurs d&rsquo;exploitation mini\u00e8re, de construction et de foresterie disponibles aux jeunes sans instruction, Alrick est retourn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole et les sciences sociales, obtenant un dipl\u00f4me en psychologie. Apr\u00e8s trois ans \u00e0 Vancouver, Alrick a \u00e9tudi\u00e9 le journalisme \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Carleton et a obtenu sa ma\u00eetrise en 1984, le seul de sa famille imm\u00e9diate \u00e0 ce faire. Roch, aussi de Rockland et un bon ami depuis le secondaire, \u00e9tait dans le m\u00eame p\u00e9trin que moi. Sa m\u00e8re a \u00e9lev\u00e9 Roch et sa soeur d&rsquo;elle-m\u00eame et n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent pour les frais de scolarit\u00e9. Comme moi, Roch a emprunt\u00e9 de l&rsquo;argent de la banque et a fait la navette par autobus de Rockland \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Ottawa. Contrairement \u00e0 moi, Roch a pers\u00e9v\u00e9r pendant trois longues ann\u00e9es pour d\u00e9crocher son baccalaur\u00e9at en science politique.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler en septembre mais les ados sans dipl\u00f4me n&rsquo;ont pas les meilleurs jobs. Je travaillais \u00e0 trier et liver le courrier dans une salle au sous-sol de l&rsquo;\u00e9difice Sir John Carling, qui n&rsquo;existe plus mais qui \u00e9tait occup\u00e9e par le minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture \u00e0 cette \u00e9poque et qui faisait partie de la Ferme exp\u00e9rimentale centrale d&rsquo;Ottawa. Pour me rendre au bureau, je voyageais avec M. Fernand Laporte et M. Ovila Diotte de Rockland, tous deux \u00e9l\u00e9gants dans leurs cols et complets, moi, un peu moins. M. Laporte, aussi un homme tr\u00e8s instruit, \u00e9tait le meilleur siffleur que j&rsquo;ai rencontr\u00e9 de ma vie. Roger Whittaker aurait eu honte. M. Laporte se laissait emporter par la musique classique qu&rsquo;on \u00e9coutait \u00e0 la radio et il sifflait \u00e0 c\u0153ur joie. C&rsquo;\u00e9tait comme voyager avec un oiseau et, avec beaucoup de pratique, j&rsquo;ai appris \u00e0 bien siffler, gr\u00e2ce \u00e0 M.&nbsp;Laporte.<\/p>\n<p>Le travail \u00e9tait ennuyeux mais j&rsquo;avais trois amis dans la salle de courrier. Jim, un anglophone tr\u00e8s intelligent et un peu plus vieux que moi, avait anticip\u00e9 le genre \u00ab goth \u00bb par plusieurs ann\u00e9es. C&rsquo;\u00e9tait pour moi un autre monde &#8211; on ne connaissait pas les goths \u00e0 Rockland. Jim \u00e9tait grand, portait un grand manteau noir jusqu&rsquo;aux chevilles, ses jeans et son t-shirt \u00e9taient noirs, il portait des bottes d&rsquo;arm\u00e9e noires et m\u00eame ses longs cheveux \u00e9taient teints noirs. Son groupe pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9tait les Rolling Stones et il vivait pour la n\u00e9gativit\u00e9 profonde de leurs paroles, tel \u00ab Heart of Stone \u00bb, \u00ab Under My Thumb \u00bb et \u00ab (I Can&rsquo;t Get No) Satisfaction. \u00bb Jim ressemblait m\u00eame \u00e0 Jagger!<\/p>\n<p>Mon deuxi\u00e8me ami, Marcel, \u00e9tait un gars des rues de Hull, peut-\u00eatre 6 ans plus vieux que moi. Un gars malmen\u00e9 par la nature \u2013 il \u00e9tait maigre avec un nez en crochet, les cheveux courts et indisciplin\u00e9s, et il ne lui restait que quelques dents, toutes pourries! Marcel \u00e9tait un romantique et me parlais continuellement de sa blonde. Il a vite vu que j&rsquo;\u00e9tais un na\u00eff de la campagne et il est devenu en sorte mon protecteur, presqu&rsquo;un grand fr\u00e8re. Surtout, Marcel m&rsquo;a masqu\u00e9 d&rsquo;un des fonctionnaires au troisi\u00e8me \u00e9tage, un pr\u00e9dateur homosexuel tr\u00e8s vulgaire avec une affinit\u00e9 pour les jeunes francophones. Marcel l&rsquo;a convaincu que je ne parlais ni ne comprenais le fran\u00e7ais, ce qui ne l&#8217;emp\u00eachais pas de me tourmenter verbalement davantage, pensant que je ne comprenais pas ce qu&rsquo;il disait. Marcel s&rsquo;est alors charg\u00e9 de livrer le courrier de ce monstre \u00e0 ma place. Un ami comme peu d&rsquo;autres, Marcel.<\/p>\n<p>Mon troisi\u00e8me ami se nommait Doug mais tout le monde le connaissais comme Dougie, un grand homme d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es que les gens pensaient arri\u00e9r\u00e9 mais je le voyais plut\u00f4t comme un homme simple, pas comfortable avec les interactions compliqu\u00e9es que les gens jonglaient entre eux-m\u00eames. Il demeurait avec sa m\u00e8re, qu&rsquo;il aimait beaucoup, et il avait quelque chose que personne des autres travailleurs n&rsquo;avait \u2013 de l&rsquo;enthousiasme. Dougie pouvait trier et livrer le courrier comme personne. Il \u00e9tait bon dans son m\u00e9tier, fier de lui-m\u00eame et il \u00e9tait heureux, r\u00e9pandant sa joie sur tous les \u00e9tages de la b\u00e2tisse. Tout le monde aimait Dougie. Enfin, tout le monde aimait Dougie sauf une personne \u2013 le patron de la salle de courrier.<\/p>\n<div id=\"attachment_2251\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Alrick-2-1-e1567948014717.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2251\" class=\"size-full wp-image-2251\" src=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Alrick-2-1-e1567948014717.png\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"261\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2251\" class=\"wp-caption-text\">Alrick Huebener<\/p><\/div>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait un type ex-arm\u00e9e, \u00e9pais du torse et \u00e9pais de la t\u00eate, toujours en col\u00e8re, sans doute frustr\u00e9 par sa vie ignoble. Il bl\u00e2mait tout sur Dougie parce que Dougie ne rousp\u00e9tait jamais. Dougie regardait tout simplement le plancher honteusement, ne comprenant pas ce qu&rsquo;il avait fait de mal. J&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 ha\u00efr mon patron plus que je ha\u00efssait Hitler et j&rsquo;ai voulu le blesser comme il blessait Dougie. Alors j&rsquo;ai attendu au temps le plus occup\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e, deux semaines avant No\u00ebl, et je suis entr\u00e9 dans son bureau pour lui annoncer qu&rsquo;un impr\u00e9vu m&rsquo;obligeait de quitter \u00e0 l&rsquo;instant, le laissant \u00e0 court d&rsquo;un homme. Il \u00e9tait furieux, tr\u00e8s d\u00e9\u00e7u de moi mais je souriais en quittant la salle de courrier.<\/p>\n<div id=\"attachment_2249\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Roch-e1567948042621.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2249\" class=\"size-full wp-image-2249\" src=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Roch-e1567948042621.png\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"266\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2249\" class=\"wp-caption-text\">Roch Tass\u00e9<\/p><\/div>\n<p>De retour \u00e0 Rockland, je me sentais comme une faillite compl\u00e8te mais j&rsquo;avais dix-neuf ans. Les dix-neuf ans ne restent pas maussade longtemps. Ils ont des m\u00e9canismes de soutien, plusieurs en fait. Dans ma t\u00eate, la ferme exp\u00e9rimentale ressemblait \u00e0 \u00ab Maggie&rsquo;s Farm&nbsp;\u00bb &#8211; une place o\u00f9 l&rsquo;est est situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ouest et o\u00f9 tout ce qui est bas se trouve aux \u00e9tages sup\u00e9rieurs. Je m&rsquo;enfermais dans ma chambre et je b\u00fbchais sur ma guitare, chantant \u00e0 tue&nbsp;&#8211;&nbsp;t\u00eate la d\u00e9licieuse tirade de Dylan : \u00ab I ain&rsquo;t gonna work on Maggie&rsquo;s farm no more! \u00bb C&rsquo;\u00e9tait de la musique comme lib\u00e9ration \u00e9motionnelle. T\u00e9moin de ces cris et ces hurlements provenant de ma chambre, ma pauvre m\u00e8re, pas pour la premi\u00e8re fois ni pour la derni\u00e8re, pensais s\u00fbrement que j&rsquo;\u00e9tais finalement devenu fou.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nRichard S\u00e9guin &#8211; guitares \u00e9lectriques, voix<br \/>\nAlrick Huebener &#8211; contrebasse acoustique<br \/>\nRoch Tass\u00e9 &#8211; batterie<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<a href=\"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Maggies-Farm-6-3-20.mp3\">Maggie&rsquo;s Farm<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1965, Dylan a entam\u00e9 sa performance monumentale et controvers\u00e9e au festival Folk de Newport avec \u00ab\u00a0Maggie&rsquo;s Farm\u00a0\u00bb, une pi\u00e8ce tir\u00e9e de son r\u00e9cent album, \u00ab\u00a0Bringing It All Back Home.\u00a0\u00bb C&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu&rsquo;il se pr\u00e9sentait sur sc\u00e8ne avec un orchestre \u00e9lectrique, bien au d\u00e9lire de la foule. Pour en savoir plus sur cette [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2604"}],"collection":[{"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2604"}],"version-history":[{"count":43,"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2604\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3286,"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2604\/revisions\/3286"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2604"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2604"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/richardaseguin.com\/fra\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2604"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}